Si vos statistiques de visites font le yoyo depuis quelques jours, vous n’êtes pas seul. Depuis le 16 octobre, plusieurs outils de suivi des positions et de nombreux référenceurs signalent de fortes variations dans les résultats de Google. Le moteur, lui, n’a rien confirmé. Le mouvement arrive pourtant juste après une mise à jour officielle, la spam update de septembre, terminée le 8 octobre. Pour un blogueur, il est utile de faire la différence entre ce qui est confirmé, ce qui est observé, et ce qui relève de la rumeur.
Plan de l'article
Ce que Google a confirmé : la spam update de septembre #
Le seul changement officiel de la période figure sur le tableau de bord d’état de Google Search. Le 24 septembre, Google y annonçait le lancement de la « September 2026 spam update », une mise à jour qui « s’applique à l’échelle mondiale et à toutes les langues », avec un déploiement pouvant prendre jusqu’à deux semaines. Le 8 octobre, une seconde mention indiquait que le déploiement était terminé.
Une spam update ne vise pas la qualité générale des contenus comme une core update. Elle renforce la détection des pratiques listées dans les règles de Google concernant le spam : contenus produits en masse sans valeur ajoutée, textes cachés, liens achetés pour manipuler le classement, pages satellites, ou encore exploitation de la réputation d’un site tiers. Un blog qui publie ses propres articles, écrits pour ses lecteurs, n’a en principe rien à craindre de ce type de mise à jour.
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Une fin de déploiement agitée
Selon le site spécialisé Search Engine Roundtable, le déploiement a connu plusieurs vagues de turbulences : du 25 au 27 septembre, le 30 septembre, puis du 4 au 6 octobre. Le même site rapporte une hausse des actions manuelles, c’est-à-dire des sanctions appliquées par les équipes de Google elles-mêmes, et non par l’algorithme.
Ce qui est observé, mais pas confirmé : la secousse du 16 octobre #
Le 16 octobre, Search Engine Roundtable a publié une nouvelle alerte sur une hausse de la volatilité des classements et des discussions entre référenceurs, mise à jour le 19 octobre avec de nouveaux témoignages. L’article rassemble les graphiques de quatorze outils de suivi, dont Semrush, Sistrix, SimilarWeb ou Mozcast. Sur les forums, certains éditeurs décrivent des chutes de trafic, l’un d’eux estimant que « quelque chose a changé pendant ou après la spam update ». Un autre affirme avoir vu son trafic Discover disparaître pendant deux jours, et un troisième prédit l’arrivée prochaine d’une core update.
Il faut garder la tête froide : aucune de ces affirmations ne vient de Google. Ce sont des observations individuelles, utiles comme signal, mais impossibles à généraliser. Et l’article lui-même met en garde : les outils de suivi tiers rencontrent en ce moment des difficultés, ce qui peut fausser leurs mesures. C’est le phénomène des résultats « empoisonnés » que nous avions détaillé à la mi-octobre : quand Google brouille les pages qu’il sert aux robots de suivi, une courbe affolée dans un outil ne prouve pas que vos visiteurs réels ont changé.
Que faire sur son blog cette semaine #
Regarder la Search Console avant les outils tiers
La source la plus fiable reste vos propres données. Dans Google Search Console, le rapport « Performances » montre les clics et impressions réellement enregistrés par Google. Comparez les sept derniers jours aux sept jours précédents, puis à la même période de l’an dernier si votre blog a de l’ancienneté, pour tenir compte des effets de saison comme les vacances de la Toussaint.
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Si la baisse touche quelques pages seulement, regardez les requêtes concernées : un concurrent a peut-être simplement publié un contenu plus récent. Si elle touche tout le site d’un coup, le signal est plus sérieux.
Vérifier les actions manuelles
Toujours dans la Search Console, la rubrique « Sécurité et actions manuelles » indique si une sanction manuelle a été appliquée à votre site. C’est rare pour un blog personnel, mais vu la hausse rapportée, un coup d’œil ne coûte rien. Une action manuelle s’accompagne d’une explication et d’une procédure de réexamen une fois le problème corrigé.
Faire le ménage dans ce qui ressemble à du spam
Les blogs qui vendent des articles sponsorisés ou des liens sont les plus exposés. Google demande que les liens rémunérés soient signalés avec un attribut comme rel="sponsored". Profitez du calme relatif pour relire vos anciens partenariats, supprimer les pages fines publiées à la chaîne, et vérifier qu’aucune section de votre site n’a été détournée, par exemple par un plugin compromis qui injecte des pages invisibles.
Ne pas tout changer dans la précipitation
Le réflexe de réécrire tous ses titres ou de supprimer des dizaines d’articles au premier recul est souvent contre-productif. Les classements bougent pendant et après chaque mise à jour, et une partie des variations se résorbe d’elle-même. Notez la date du changement, suivez vos chiffres sur deux à trois semaines, et n’agissez que sur des pages identifiées.
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Une core update en approche ? #
Google a déjà mené deux core updates cette année, en mars puis en mai, d’après son tableau de bord. Rien n’indique pour l’instant qu’une troisième ait commencé : si c’était le cas, elle apparaîtrait sur cette même page officielle, qui reste le meilleur endroit pour vérifier une rumeur. D’ici là, le meilleur conseil reste le même : publier pour ses lecteurs, garder ses données propres et éviter de piloter son blog à partir de graphiques que Google lui-même s’emploie à brouiller.




